Ce qu'ils disent du Duduk
Compositeurs, maîtres du Duduk, musiciens et artistes du monde entier évoquent le Duduk qui les a marqués. Certains s'attachent à la mélancolie de son timbre, d'autres à sa sonorité presque magique ; d'autres encore rappellent son ancienneté ou la place qu'il occupe en Arménie et dans toute la région.
Les Compositeurs
« Le doudouk est devenu l’instrument central en même temps qu’un thème central. » Pour Mayrig, Henri Verneuil lui avait chanté chez lui des airs traditionnels arméniens, puis demandé de trouver un instrument représentatif de l’Arménie. Ses recherches l’ont mené au doudouk, et jusqu’à Lévon Minassian, à Marseille. Entretien accordé à Cinezik.
« Le doudouk est devenu l’instrument central en même temps qu’un thème central. » Pour Mayrig, Henri Verneuil lui avait chanté chez lui des airs traditionnels arméniens, puis demandé de trouver un instrument représentatif de l’Arménie. Ses recherches l’ont mené au doudouk, et jusqu’à Lévon Minassian, à Marseille. Entretien accordé à Cinezik.
« Un musicien doué peut en tirer une multitude de textures. » Pour Battlestar Galactica, il voulait des instruments aussi anciens que possible, et le Duduk, l’un des plus vieux instruments à vent au monde, est devenu la voix mélodique la plus présente de la série, malgré ses possibilités harmoniques limitées. bearmccreary.com, septembre 2006, traduit de l’anglais.
« Il crée un son à la fois solitaire et envoûtant. » Il avait toujours voulu écrire pour Djivan Gasparyan, qu’il tenait pour l’un des musiciens les plus extraordinaires au monde. Il décrivait ce son comme vieux de plusieurs millénaires, sans âge. Entretien pour Film Music on the Web à propos de Gladiator, traduit de l’anglais.
« Le Duduk est le seul instrument qui me fasse pleurer. » Citation attribuée, très diffusée, dont la source d’origine n’a pas été retrouvée.
« Le doudouk possède une sonorité presque primitive qui se rapproche d’une voix. » Il l’a découvert lors d’un concert de musique arménienne au Théâtre de la Ville. La tristesse profonde de l’instrument, qu’il relie à l’histoire du peuple arménien, a fait écho à sa propre culture. Il le traite depuis en soliste à part entière, jamais en simple touche de couleur. Entretien accordé à À vos marques… Tapage !, février 2024.
« On apprend énormément de la culture dont les instruments sont issus. » Pour Ararat d’Atom Egoyan, film dans lequel joue Charles Aznavour, il a préféré enregistrer en Arménie plutôt qu’auprès de la grande communauté arménienne de Los Angeles. Les musiciens traditionnels ont été enregistrés à Erevan, le chœur dans l’église Sainte-Gayané d’Etchmiadzine. Entretien pour l’Université de Toronto, 2014, traduit de l’anglais.
Les Maitres du Duduk
« Le doudouk est devenu l’instrument central en même temps qu’un thème central. » Pour Mayrig, Henri Verneuil lui avait chanté chez lui des airs traditionnels arméniens, puis demandé de trouver un instrument représentatif de l’Arménie. Ses recherches l’ont mené au doudouk, et jusqu’à Lévon Minassian, à Marseille. Entretien accordé à Cinezik.
« Dire par le doudouk ce qu'aucun mot ni aucun autre instrument ne peut dire »
Musiciens et artistes
« […] cet instrument à vent unique qui semble avoir de la tristesse dans l’âme. » Il avait joué plusieurs fois avec Djivan Gasparyan, notamment en 2005 au concert 46664 de Nelson Mandela dans l’Arctique, où ils interprétèrent le thème composé pour Gladiator avec Hans Zimmer. Il garde de lui le souvenir d’un homme doux, généreux et en paix avec le monde. Message publié sur Instagram, juillet 2021, traduit de l’anglais.
« […] cet instrument à vent unique qui semble avoir de la tristesse dans l’âme. » Il avait joué plusieurs fois avec Djivan Gasparyan, notamment en 2005 au concert 46664 de Nelson Mandela dans l’Arctique, où ils interprétèrent le thème composé pour Gladiator avec Hans Zimmer. Il garde de lui le souvenir d’un homme doux, généreux et en paix avec le monde. Message publié sur Instagram, juillet 2021, traduit de l’anglais.
« Ils maîtrisent la respiration circulaire, ce qui leur permet de tenir la note indéfiniment. » Le producteur et guitariste parle ici des joueurs de bourdon qui accompagnaient Djivan Gasparyan, avec qui il a enregistré l’album Black Rock. Il voit dans l’usage du bourdon et de l’ornementation une parenté avec la musique indienne. Entretien publié par Real World Records, mai 2018, traduit de l’anglais.
« Jivan incarnait le Duduk arménien, dont il était le maître le plus célèbre au monde. » Le chanteur de System of a Down rendait ainsi hommage à Djivan Gasparyan, qu’il s’estimait chanceux d’avoir rencontré en 2017. Il a lui-même mêlé Duduk et oud dans sa musique pour Intent to Destroy, un film consacré au génocide arménien. Message publié sur Instagram, relayé par Armenpress, juillet 2021, traduit de l’anglais.
« Sans aucun doute l’un des enregistrements les plus beaux et les plus habités que j’aie jamais entendus. » Après avoir entendu Djivan Gasparyan en concert à Moscou en 1988, il retrouva son album de 1983, I Will Not Be Sad in This World, et le publia à l’international en 1989. Le musicien le dédia aux victimes du séisme qui venait de frapper l’Arménie. Propos cités par le disquaire Bleep, traduits de l’anglais.
« Ce n’est pas de la musique, c’est une prière. » Le grand écrivain américano-arménien s’adressait ainsi à Djivan Gasparyan, qui garda pourtant toute sa modestie. Propos rapportés par Creative Armenia, juillet 2021, traduits de l’anglais.